C’est officiel, ça a été mûrement réfléchi, cette fois je me sens prête : je me lance en tant que freelance ! Bon enfin, en tant qu’auto-entrepreneur, mais d’un point de vue extérieur, c’est à peu près pareil.
C’est un peu un deuxième départ, étant donné que j’ai déjà été indépendante pendant quelques années, mais sans trop de clients (sans trop démarcher aussi j’avoue, mais il y avait des raisons personnelles là dessous). Donc dans un sens, je ne me jette pas à l’aveuglette sans aucune connaissance du terrain ! J’ai eu envie de retenter l’expérience suite à une grosse prise de conscience pendant un moment pénible…
C’était lors de mon dernier entretien, pour un gros site Internet de rencontre. On m’a fait passer un test, tout simple à première vue : une page html, une css, des images : faire un montage. Facile, c’est ma spécialité ! Et là, c’est le drame… Je galère, impossible de faire quoi que ce soit de constructif ; dans la panique, je n’arrive pas à débugguer mon propre code, je sens mes épaules s’alourdir de honte : je fais ça quotidiennement, je connais sur le bout des doigts ce que je dois faire, mais là de suite, sur ce pc qui n’est pas le mien, au milieu de cette openspace de dix personnes, j’ai été incapable de produire un code correct… Forcément, je me suis fait jeter avec un regard un peu courroucé : imposteur qui ne sait rien faire…
A peine sortie de là, j’ai appelé mes collègues, pour leur raconter cette débâcle lamentable. Et l’un d’eux a eu la réponse qui m’a, dans un sens, soulagée : « tu vois, tu es faites pour être freelance et bosser au calme ». C’était la deuxième fois que je rencontrais ce genre de drame du trou noir à l’extérieur… Quand je travaille chez moi, aucun soucis. La passion me porte, tout fonctionne, je peux travailler 12 heures sans pause et regarder ma montre, surprise de voir comme le temps est passé vite. Mais une fois dans un bureau, plus rien ne sort, rien ne marche.
C’est donc une des raisons qui me poussent à retenter l’expérience. Bon, et puis aussi, je ne me voyais pas continuer plus longtemps à faire un travail désagréable, abrutissant et démoralisant, 39 heures par semaine, pour 1080 Euros par mois…
Premier objectif donc : un beau portfolio qui donne envie ! A suivre…
Comments